Elie Cohen - directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po et membre du CAE

Recherche thématique

loupe

Nationalisation Privatisation

Articles portant sur ce thème :

Où en est aujourd’hui le système bancaire français ? Les banques font la queue au guichet de l’État pour lever des capitaux frais, mais elles prétendent qu’elles sont correctement capitalisées. Cet apport de l’État est nécessaire à leurs yeux pour maintenir un rythme soutenu d’octroi de crédits nouveaux, mais elles affirment aussi que leurs encours de crédit n’ont cessé de progresser malgré la crise. Alors que les acteurs économiques, ménages et entreprises, dénoncent l’attrition du crédit et que le médiateur, M. Ricol, (...) [lire]

Malgré les plans de relance, les baisses de taux d’intérêt ou appels au calme des grands argentiers, les valeurs continuent à faire le yo-yo sur les marchés boursiers. Sur fond de crainte de récession mondiale, nombre d’entreprises annoncent des suppressions d’emplois. [lire]

Voir la vidéo sur le site de France 5 pendant une semaine
Après un lundi noir et un mardi gris, les marchés financiers ont connu un mercredi agité. Face à la chute brutale des bourses européennes, les banques centrales ont abaissé leurs taux directeurs et Londres volait au secours de ses établissements bancaires.
Dans le sillage des bourses asiatiques qui se sont littéralement effondrées - Tokyo plongeant de 9,38 % et Honk-Kong de 8,2 % -, leurs homologues européennes continuent leurs dégringolades. (...) [lire]

130 000 amendements ! La fusion GDF / Suez s’annonce comme la « cause » parlementaire du siècle. Mais alors que ce pourrait être une occasion d’ouvrir sans démagogie un débat sur la sécurité d’approvisionnement, l’investissement dans les réseaux, l’évolution du bouquet énergétique, on ne peut qu’être abasourdi de la médiocrité des arguments présentés d’un coté comme de l’autre, de la vision réductive qui s’en dégage, du véritable monument d’anti-pédagogie économique qui se construit sous nos yeux.
Dans la droite ligne de la (...) [lire]

Peu de fusions s’imposent avec une évidence économique aussi manifeste que celle de Suez et de Gdf. Le contexte energétque, les impasses stratégiques de Suez comme de GdF, les besoins d’investissement pour assurer la sécurité d’approvisionnement : tout milite pour une fusion de ces deux entreprises. Et pourtant, rarement le débat politique aura été aussi vif, les stratégies alternatives autant débattues et l’issue plus incertaine.
La fusion permet d’abord de faire de deux poids moyens un poids lourd (...) [lire]

Nous sommes en août 14, vient de déclarer M. Tremonti : l’affaire Enel-Suez serait le prodrome des guerres civiles européennes. Cette phrase terrible est elle-même la réponse à une image marquante, celle d’un Premier ministre français flanqué de deux PDG muets pour annoncer la fusion de deux entreprises énergétiques cotées, en réponse à l’OPA subliminale d’Enel. Commedia dell’arte contre cocorico du coq gaulois, faut-il que l’Europe soit à ce point en crise pour permettre un tel spectacle !
Car il faut le dire d’emblée, (...) [lire]

Une cession en catimini à un fonds de private equity d’une commandite publique en faillite, une insurrection sociale relayée par un acte de mutinerie, un recul de l’Etat bientôt suivi par un assaut héliporté du Gign, des mutins libérés célébrant la geste du patriotisme corse, un gouvernement contraint de négocier avec les syndicats mais sans les repreneurs ... s’il fallait une illustration de l’impossible réforme, de la dérive du service public, de l’actionnaire public sans qualités, on n’en trouverait sans doute (...) [lire]

Le changement de statut d’EDF-GDF sonne-t-il la fin du service public comme le clament les syndicats ?
Absolument pas. Les textes européens sont clairs là-dessus : les missions de service public sont parfaitement compatibles avec la concurrence. L’Etat a le pouvoir d’imposer la péréquation géographique -le tarif est le même quel que soit le lieu- et l’accès égal à l’énergie avec la mise en place des tarifs sociaux. De plus, il continuera de définir les grandes orientations et notamment le choix des équipements (...) [lire]

Janvier 2003 J.Chirac, T.Blair et G.Shröder s‘adressent à la présidence de l’Union pour s’inquiéter de la désindustrialisation européenne et dénoncer l’indifférence de la Commission. L’initiative peut paraître étrange. Quoi de plus hétéroclite que cet assemblage de partisans et d’adversaires de l’intervention de l’Etat en industrie, quoi de plus irréaliste que de s’adresser à une instance qu’on a dépouillée de moyens d’intervention sauf en matière concurrentielle et commerciale, quoi de plus singulier que de (...) [lire]

La question peut paraître incongrue en théorie et en pratique, la France n-a t elle pas renoncé sur l’autel de la construction européenne aux outils de la politique industrielle que sont la commande publique, la promotion des champions nationaux, les aides ciblées, les plans sectoriels, le protectionnisme offensif. Le Parti socialiste naguère champion des nationalisations, du volontarisme industriel et de la planification ne s’est-il pas converti à la régulation, à la libéralisation et à la privatisation. D’où vient (...) [lire]


Haut de page