Elie Cohen - directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po et membre du CAE

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Champions nationaux

Articles portant sur ce thème :

La journaliste Carole Gaessler reçoit l’économiste Elie Cohen. Ensemble, il commente l’évolution du groupe France Telecom depuis le CNET jusqu’à la marque Orange. France 5, le 05 février 2008 [lire]

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A la veille de l’ouverture à la concurrence des marchés de l’électricité et du gaz pour les particuliers, prévue pour le 1er juillet 2007, personne ne semble croire au "grand soir de l’énergie". Cette mesure pourrait pourtant tout bouleverser dans un secteur où Electricité De France (EDF), avec ses 25 millions d’abonnés, et Gaz De France (GDF), et ses quelques 10 millions de clients, règnent en maîtres depuis la loi de nationalisation des industries électriques et gazières de 1946.
"Si le marché se libéralise, (...) [lire]

A peine intronisé, Nicolas Sarkozy s’envolait pour Toulouse rencontrer les syndicats d’EADS. Avec ce dossier, le nouveau chef de l’Etat a trouvé un chantier à la mesure de son zèle et de son ambition. Pourtant au terme de sa visite à Toulouse trois remarques s’imposent : les engagements de campagne connaissent une obsolescence rapide, dans le domaine industriel Nicolas Sarkozy est bien un président activiste, et enfin il ne craint pas le bras de fer avec nos partenaires allemands, ce qui l’obligera à (...) [lire]

L’affaire Airbus montre qu’il n’est plus possible, à l’heure de la mondialisation, de penser une entreprise sur le modèle politique des rapports franco-allemands.
Dans le flux quotidien des nouvelles sur l’affaire Airbus que faut-il déplorer le plus : la panne d’un grand projet industriel ?, la vision dirigiste de Ségolène Royal ?, la querelle des régions françaises et allemandes au nom de l’emploi ?, les invectives entre " camarades " syndicalistes des deux bords du Rhin ? Une chose est certaine : EADS, (...) [lire]

L’invité d’Ali Baddou
Aujourd’hui, à l’appel des syndicats, les salariés d’Airbus observent un mouvement de grève dans tous les sites français pour protester contre le plan de restructuration de l’avionneur européen. 10.000 emplois sont concernés par le plan Power 8, dans une entreprise dont on disait encore récemment qu’elle était un fleuron européen. Que s’est-il passé ? Retournement de tendance en fin d’année dernière avec des retards de livraison, des pertes annoncées, des changements à la tête de l’entreprise, et (...) [lire]

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Plus de 80 % des salariés d’Airbus se sont mobilisés, le 6 mars 2007, contre le plan de restructuration qui avait été détaillé une semaine auparavant. S’étant transformé en enjeu de la campagne présidentielle, ce brûlant dossier mobilise les candidats, qui se divisent sur le rôle de l’Etat mais affichent leur souci de défendre l’emploi.
Le 28 février 2007, le constructeur aéronautique annonçait son plan de restructuration, nommé "Power 8", prévoyant la suppression de 10 000 emplois sur ses seize sites européens. La (...) [lire]

130 000 amendements ! La fusion GDF / Suez s’annonce comme la « cause » parlementaire du siècle. Mais alors que ce pourrait être une occasion d’ouvrir sans démagogie un débat sur la sécurité d’approvisionnement, l’investissement dans les réseaux, l’évolution du bouquet énergétique, on ne peut qu’être abasourdi de la médiocrité des arguments présentés d’un coté comme de l’autre, de la vision réductive qui s’en dégage, du véritable monument d’anti-pédagogie économique qui se construit sous nos yeux.
Dans la droite ligne de la (...) [lire]

Peu de fusions s’imposent avec une évidence économique aussi manifeste que celle de Suez et de Gdf. Le contexte energétque, les impasses stratégiques de Suez comme de GdF, les besoins d’investissement pour assurer la sécurité d’approvisionnement : tout milite pour une fusion de ces deux entreprises. Et pourtant, rarement le débat politique aura été aussi vif, les stratégies alternatives autant débattues et l’issue plus incertaine.
La fusion permet d’abord de faire de deux poids moyens un poids lourd (...) [lire]

Il faut écouter les voix qui s’expriment au Parlement et notamment celle d’élus de l’UMP réputés proches de Nicolas Sarkozy. Ils ont joué un rôle décisif dans la Loi actuellement débattue au Parlement. Ils sont les acteurs d’une formidable régression politique dont il faut craindre dans l’avenir des retombées délétères sur l’intégration européenne, la politique économique et la réforme de l’Etat.
Alors qu’il était possible de lever la règle des 70% de propriété publique qui limite les mouvements stratégiques de GdF au nom des (...) [lire]

Qu’on ne s’y trompe pas, la crise actuelle n’est pas pour l’essentiel une crise industrielle. Les retards, les dépassements, les ajustements... sont le lot commun des nouveaux programmes dans l’aéronautique. Du reste Boeing en connaît en ce moment avec son « Dreamliner » : l’usage massif de composites dans la structure et de dispositifs électroniques innovants créent des problèmes de coût et de délais. Cette crise n’illustre pas davantage la cupidité devenue commune de nombre de dirigeants du Cac 40. Après tout, (...) [lire]

Nous sommes en août 14, vient de déclarer M. Tremonti : l’affaire Enel-Suez serait le prodrome des guerres civiles européennes. Cette phrase terrible est elle-même la réponse à une image marquante, celle d’un Premier ministre français flanqué de deux PDG muets pour annoncer la fusion de deux entreprises énergétiques cotées, en réponse à l’OPA subliminale d’Enel. Commedia dell’arte contre cocorico du coq gaulois, faut-il que l’Europe soit à ce point en crise pour permettre un tel spectacle !
Car il faut le dire d’emblée, (...) [lire]

Le changement de statut d’EDF-GDF sonne-t-il la fin du service public comme le clament les syndicats ?
Absolument pas. Les textes européens sont clairs là-dessus : les missions de service public sont parfaitement compatibles avec la concurrence. L’Etat a le pouvoir d’imposer la péréquation géographique -le tarif est le même quel que soit le lieu- et l’accès égal à l’énergie avec la mise en place des tarifs sociaux. De plus, il continuera de définir les grandes orientations et notamment le choix des équipements (...) [lire]

Dans un article récent du Wirtschaftswoche, Annette Ruess et Lothar Schnitzler s’interrogent : comment fait la France à l’ère de la mondialisation et de l’intégration européenne pour réussir à aligner tant d’entreprises dans le Top 500 de Fortune, pour surmonter les difficultés qui se sont révélées fatales à d’autres, et pour prendre l’ascendant sur ses partenaires. Pour eux, la réponse est double : d’une part, l’Etat Français soutient par tous les moyens disponibles ses champions nationaux et d’autre part les (...) [lire]

L’attribution de licences UMTS en France a donné lieu à un étonnant chassé croisé entre partisans et adversaires des enchères, chacun défendant en théorie une doctrine et appliquant en pratique celle de l’adversaire. Comment trouver autrement une cohérence, à un processus en deux étapes où l’Etat changea de règle du jeu en cours de route divisant par 8 au passage la part fixe de la redevance ? Pour Roger Guesnerie, c’est parce que les pouvoirs publics en France croient à la soumission comparative qu’ils ont de fait (...) [lire]

6 ans après l’accession de Michel Bon à la présidence de France Telecom, 4 ans après la libéralisation du secteur des Telecom, 20 mois après l’acquisition d’Orange , pour FT et ses dirigeants l’heure des comptes approche. 6 ans c’est en effet la bonne distance pour juger d’une stratégie, de sa mise en œuvre et de ses premiers résultats. D’autant que FT a bénéficié du soutien constant de son actionnaire public et qu’il a donc pu déployer sa stratégie sans avoir à se soumettre aux pressions contradictoires des marchés. (...) [lire]

La question peut paraître incongrue en théorie et en pratique, la France n-a t elle pas renoncé sur l’autel de la construction européenne aux outils de la politique industrielle que sont la commande publique, la promotion des champions nationaux, les aides ciblées, les plans sectoriels, le protectionnisme offensif. Le Parti socialiste naguère champion des nationalisations, du volontarisme industriel et de la planification ne s’est-il pas converti à la régulation, à la libéralisation et à la privatisation. D’où vient (...) [lire]


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